L’école de Vendémian

(Sources : Archives départementales de l’Hérault, Le visiteur des écoles de Jacques Matter publié chez Hachette en 1838, Statistiques commentées de l’enseignement primaire (1822-1890) publié en 1893 par Isidore Pépin. Le Petit messager paroissial de Vendémian. Les données de cette rubrique sont mises à jour au fur et à mesure de mes lectures).

Les informations que je peux recueillir sur l’histoire de l’école de Vendémian sont replacées dans le contexte historique de l’éducation en France. Elles sont signalées en violet pour permettre de les repérer.

1793

Loi Bouquier : la Convention déclare l’instruction gratuite et obligatoire pour les enfants de 6 à 8 ans.

1794

Décret Lakanal : l’école n’est plus obligatoire, l’enseignement est libre, il doit exister une école pour 1 000 habitants.

1795

25 octobre (3 brumaire an IV) : loi Daunou qui revient sur l’obligation scolaire prévue par la loi Bouquier du 29 frimaire an II. Elle refuse également la gratuité en instaurant une rétribution scolaire qui doit être payée par les familles des élèves, sauf un quart d’entre eux au maximum par municipalité, qui sont considérés comme indigents. Les instituteurs se voient confier un local pour la classe et le logement, mais sont payés par le produit de la rétribution. La loi prévoit une école par canton. Les programmes du primaire se limitent à la lecture, l’écriture, le calcul et la morale républicaine.

Une émission de 2006 de la radio internet Canal Académie à écouter « L’instruction sous le couperet de la guillotine – Les idées de Lavoisier et Daunou sur l’Instruction publique« .

1802

1er mai : loi générale sur l’instruction publique créant les Lycées et remettant aux communes les écoles primaires.

1815

17 février : ordonnance royale sur le règlement de l’instruction publique.

1816

29 février : ordonnance exigeant un brevet des maîtres d’école (brevet de capacité) et faisant place au clergé dans l’administration primaire. L’article 32 rappelle que « les garçons et les filles ne pourront jamais être réunis pour recevoir l’enseignement ». Cette interdiction complique l’organisation matérielle des cours, puisque les instituteurs isolés des campagnes sont obligés d’accueillir les garçons le matin et les filles le soir.

1820

3 avril : ordonnance royale déclarant applicable aux écoles de filles les dispositions de l’ordonnance du 29 février 1816.

1828

21 avril : ordonnance enlevant au clergé l’enseignement primaire.

1832

1er novembre : première publication du Manuel Général de l’Instruction primaire.

14 décembre : règlement concernant les Écoles normales primaires.

1833

28 juin : promulgation de la Loi Guizot sur l’organisation de l’enseignement primaire. « Toute commune est tenue, soit par elle-même, soit en se réunissant à une ou plusieurs communes voisines, d’entretenir au moins une école primaire élémentaire ».
Le conseil municipal est chargé d’assurer le traitement fixe de l’instituteur (qui ne peut être inférieur à 200 F) ainsi que la rétribution mensuelle due en plus de ce traitement. Le conseil dresse également la liste des enfants pauvres qui doivent être reçus gratuitement à l’école.
Les candidats au brevet de capacité pour l’enseignement primaire doivent prouver qu’ils peuvent enseigner les connaissances suivantes : l’instruction morale et religieuse, la lecture des imprimés français et latins, des manuscrits ou cahiers lithographiés, l’écriture bâtarde, ronde et cursive, les lettres ordinaires et majuscules, les éléments de la langue française : grammaire, analyse grammaticale de phrases dictées, orthographe, les élements du calcul : numération, addition, soustraction, multiplication et division, le système légal des poids et mesures.

13 août : le conseil royal de l’instruction publique rend un avis autorisant l’admission des filles avec les garçons (une pression sociale croissante réclame la scolarisation des filles. Or, les petits villages ne peuvent entretenir deux écoles et rémunérer un instituteur et une institutrice). Cette mixité n’est toutefois qu’apparente, car elle s’accompagne d’une séparation matérielle et permanente dans les classes, entre le côté des garçons et celui des filles. L’avis du 13 août 1833 précité puis une décision du 22 décembre 1835 et un nouvel avis du 8 janvier 1836 rappellent cette obligation et vont jusqu’à déterminer la hauteur de la cloison qui doit séparer les garçons et les filles, un mètre minimum.

1834

25 avril : statuts sur les écoles primaires élémentaires communales.

1835

26 février : ordonnance créant dans chaque département un inspecteur spécial pour le contrôle de l’enseignement primaire.

1836

23 juin : ordonnance Pelet qui incite chaque commune à avoir au moins une école primaire pour filles. Cette ordonnance, du nom du Comte du même nom alors ministre de l’Education nationale, réparait l’oubli des filles dans la loi de 1833. Un arrêté du 28 juin 1836, relatif aux examens du brevet pour les institutrices, compléta la réglementation de l’enseignement primaire des filles.

17 juillet : délibération du Conseil Municipal décidant de faire l’acquisition de l’emplacement de l’ancien four communal pour y construire un hôtel de ville et une maison d’école. 

Instituteur : Joseph Cavalier

1837

22 décembre : ordonnance royale qui officialise la création des salles d’asile (nom de ce que l’on appelle de nos jours « la maternelle ») destinées à accueillir les enfants âgés de 2 à 6 ans.

1838

17 janvier, délibération du Conseil Municipal nommant M. Chauvet, avocat et ingénieur, membre du Conseil, pour dresser les plans et devis nécessaires afin de demander l’autorisation pour la construction du bâtiment.

4 février, délibération du Conseil Municipal adoptant le projet (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 4 et suivantes).

7 mai, délibération du Conseil Municipal fixant la liste des enfants susceptibles d’être accueillis à l’école (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 12) :

  • 1ère classe dont le taux est fixé à trois francs : Bouys Lucien, Bouys Toussaint, Fonzes Justin, Lassalvy Pierre, Barrier Cadet, Bonniol Antonin, Cellier Ainé, Cellier Alexandre, Beys Léon, Faucil Pierre, Chauvet Louis, Chauvet Saint-Ange,
  • 2ème classe dont le taux est fixé à deux francs : Barral Cadet, Daumas fils de Cadet Ainé, Bouys Camille, Fonzes Bélisaire, Revel Pierre.
  • 3ème classe dont le taux est fixé un an franc cinquante : Fourestier Pierre, Marcelin Goubert, Liron Frédéric Auguste, Riper Jean, Foresttier Ainé.
  • 4ème classe dont le taux est fixé à un franc : Faucilhon Calixte, Faucilhon Albain, Goubert Cadet, Gasc François-Charles, Lassalvy Gabriel, Roques Noël, Berthomieu Cadet, Faucilhon Léon Pierre, Faucilhon fils de Pascal, Goubert Hyppolite.
  • 5ème classe indigents : Nougarède J, Balsan François, Baumes Jean, Faucilhon fils de Marcelin, Marcelin fils de Marguerite, Faucilhon Léon, Lacombe Philippe, Faucilhon fils de ?, Daumas Etienne, Dumas Etienne, Lautier fils de Jean, Boudet Jacques.
1839

28 février, délibération du Conseil Municipal décidant de présenter M. Poutalion au comité d’arrondissement, après avis du comité local, afin qu’il soit choisi comme instituteur communal (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 15).

6 mai : délibération du Conseil Municipal fixant, pour 1840, l’indemnité de logement de l’instituteur à 100 F et le traitement de l’instituteur à 200 F (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 18).  Délibération du Conseil Municipal fixant la liste des enfants susceptibles d’être accueillis à l’école (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 18).

  • 1ère classe dont le taux est fixé à trois francs : Fonzes Justin, Lassalvy Pierre, Barrier Cadet, Bonniol Antonin, Cellier Ainé, Cellier Alexandre, Beys Léon, Faucil Pierre, Chauvet Louis, Chauvet Ange.
  • 2ème classe dont le taux est fixé à deux francs : Barral Cadet, Bouys Camille, Fonzes Bélisaire, Revel Pierre.
  • 3ème classe dont le taux est fixé un an franc cinquante : Daumas fils de Cadet, Fourestier Ainé, Goubert Marcelin, Liron Frédéric Auguste, Riper Jean.
  • 4ème classe dont le taux est fixé à un franc : Faucilhon Calixte, Faucilhon Albin, Goubert Cadet, Gasc François-Charles, Lassalvy Gabriel, Roques Noël, Berthomieu Cadet, Faucilhon Léon Pierre, Goubert Hyppolite, Lautier fils de ?, Faucilhon fils de Patel, Liron François, Berthomieu Frédéric.
  • 5ème classe indigents : Nougarède Jean Bastien, Balsan François, Baumes Jean, Faucilhon fils de Marcelin, Marcelin fils de Marguerite, Faucilhon Léon, Lacombe Philippe, Dumas Etienne, Dumas Adolphe, Barral Jean, Boudet Jacques, Dumas Etienne.

1er décembre : délibération du Conseil Municipal décidant de présenter M. Frédéric Cambon, ex-élève de l’Ecole Normale, au comité d’arrondissement, après avis du comité local, afin qu’il soit nommé comme instituteur communal (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 22).

1840

8 mai : délibération du Conseil Municipal fixant pour 1841 le traitement de l’instituteur à 300 F, délibération du Conseil Municipal fixant la liste des enfants susceptibles d’être accueillis à l’école (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 18, p. 25).

  • 1ère classe dont le taux est fixé à trois francs : Lassalvy Pierre, Barrier Cadet, Cellier Aimé, Cellier Alexandre, Faucil Pierre, Bouys Camille, Fonzes Bélisaire, Barral Cadet
  • 2ème classe dont le taux est fixé à deux francs : Revel Pierre, Forestier Ainé, Nougaret Numa.
  • 3ème classe dont le taux est fixé un an franc cinquante : Daumas fils de Cadet, Goubert Cadet, Liron Frédéric Auguste, Riper Jean, ?
  • 4ème classe dont le taux est fixé à un franc : Gasc François-Charles, Lassalvy Gabriel, Roques Noël, Faucilhon fils de ?, Lautier fils de J ?, Faucilhon fils de Patel, Nougarède Jean Bastien, Balsan François, Lacombe Philippe, Boudet Jacques.
  • 5ème classe indigents : Baumes Jean, Marcelin fils de Margueritte, Dumas Etienne dit Gaillac, Barral Jean, Dumas Etienne fils de Pierre, Dumas Adolphe.
1841

7 mai : délibération du Conseil Municipal fixant pour 1842 le traitement de l’instituteur à 200 F ainsi que la liste des enfants susceptibles d’être accueillis à l’école (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 33).

  • 1ère classe dont le taux est fixé à trois francs : Lassalvy Pierre, Barrier Cadet, Cellier Aimé, Cellier Alexandre, Faucil Pierre, Bouys Camille, Fonzes Bélisaire, Barral Cadet, Nougaret Numa.
  • 2ème classe dont le taux est fixé à deux francs : Revel Pierre, Fourestier Ainé, Nougaret Jean.
  • 3ème classe dont le taux est fixé un an franc cinquante : Daumas fils de Cadet, Goubert Cadet, Riper Jean, Liron Frédéric Auguste, Faucilhon ?, Faucilhon fils de Patel, Lacombe Philippe, Boudet Jacques, Gasc François-Charles, Lassalvy Gabriel, Roques Noël, Liron Jean ?, Marcon Etienne, Revel Jeune.
  • 4ème classe dont le taux est fixé à un franc : Liron François, Lautier Jean Pierre,  Nougarède Jean Bastien, Balsan François, Barrier Victor, Coustol Charles.
  • 5ème classe indigents : Baumes Jean, Marcelin fils de Margueritte, Dumas Etienne dit Gaillac, Dumas Etienne fils de Pierre, Dumas Adolphe.

5 septembre : délibération du Conseil Municipal fixant à 5 le nombre d’élèves qui seront accueillis gratuitement à l’école (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1851 p. 35).

Institutrice : Mélanie ?.

1842

10 mai : délibération du Conseil Municipal fixant pour 1843 le traitement de l’instituteur à 200 F ainsi que la liste des enfants susceptibles d’être accueillis à l’école (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 39).

  • 1ère classe dont le taux est fixé à trois francs : Barral Cadet, Bouys Camille, Faucil Pierre, Fonzes Bélisaire, Nougaret Numa.
  • 2ème classe dont le taux est fixé à deux francs : Revel Pierre, Revel Félix, Liron Frédéric, Nougaret Jean, Riper Jean.
  • 3ème classe dont le taux est fixé un an franc cinquante : Faucilhon dit Patel, Lacombe Philippe, Lassalvy Gabriel, Roques Noël, Marcon Etienne, Gasc François, Liron Neveu, Faucilhon Léon, Faucilhon Frédéric, Faucilhon François, Boudet, Barrier Victor, Mexières, Lautier Jean, Daumas Cadet, Soulier François.
  • 4ème classe dont le taux est fixé à un franc : Coustol Charles, Auzar Albin, Liron Guilhaume, Nougaret Jean.
  • 5ème classe indigents : Dumas Adolphe, Dumas Etienne, Dumas Gaillac.
1843

5 février : délibération du Conseil Municipal décidant de présenter M. Joseph Maury, ex-élève de l’Ecole Normale, au comité d’arrondissement, après avis du comité local, afin qu’il soit nommé comme instituteur communal (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 45).

8 mai : délibération du Conseil Municipal fixant pour 1844 le traitement de l’instituteur à 200 F ainsi que la liste des enfants susceptibles d’être accueillis à l’école (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 48).

  • 1ère classe dont le taux est fixé à trois francs : Barral Cadet, Bouys Camille, Faucil Pierre, Fonzes Bélisaire, Nougaret Numa.
  • 2ème classe dont le taux est fixé à deux francs : Revel Pierre, Revel Félix, Liron Frédéric, Nougaret Jean, Riper Jean. Liron Maurice.
  • 3ème classe dont le taux est fixé un an franc cinquante : Faucilhon dit Patel, Lacombe Philippe, Lassalvy Gabriel, Roques Noël, Marcon Etienne, Gasc François, Liron Neveu, Faucilhon Léon, Faucilhon Frédéric, Faucilhon François, Boudet Jacques, Barrier Victor, Mexières Etienne, Lautier Jean, Daumas Cadet, Soulier François, Foucou Félix, Benoit Cadet, Balsan François, Balsan Cadet.
  • 4ème classe dont le taux est fixé à un franc : Coustol Charles, Auzard Albin, Liron Guilhaume, Nougaret Jean.
  • 5ème classe indigents : Dumas Adolphe, Dumas Etienne, Dumas Gaillac, Barral Jean, Gasc Amédée.
1844

7 mai : délibération du Conseil Municipal fixant pour 1845 le traitement de l’instituteur à 200 F ainsi que la liste des enfants susceptibles d’être accueillis à l’école (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 63).

  • 1ère classe dont le taux est fixé à trois francs : Barral Cadet, Bouys Camille, Faucil Pierre, Fonzes Bélisaire, Nougaret Numa, Liron Maurice.
  • 2ème classe dont le taux est fixé à deux francs : Revel Pierre, Revel Félix, Liron Frédéric, Nougaret Jean, Riper Jean, Faucilhon dit Patel.
  • 3ème classe dont le taux est fixé un an franc cinquante : Lacombe Philippe, Lassalvy Gabriel, Roques Noël, Marcon Etienne, Gasc François, Liron Neveu, Faucilhon Léon, Faucilhon François, Boudet Jacques, Barrier Victor, Mexières Etienne, Daumas Cadet, Soulier François, Foucou Félix, Benoit Cadet, Balsan François, Balsan Cadet.
  • 4ème classe dont le taux est fixé à un franc : Coustol Charles, Auzard Albin, Liron Guilhaume, Nougaret Jean.
  • 5ème classe indigents : Dumas Adolphe, Dumas Etienne, Dumas Gaillac, Barral Jean, Gasc Amédée.
1845

6 mai : délibération du Conseil Municipal fixant la liste des enfants susceptibles d’être accueillis à l’école (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 82).

  • 1ère classe dont le taux est fixé à trois francs : Fonzes Bélisaire, Liron Maurice, Liron Frédéric, Nougaret Jean, Faucilhon Patel, Faucilhon Frédéric, Revel Félix.
  • 2ème classe dont le taux est fixé à deux francs : Ripert Jean, Lacombe Philippe, Faucilhon Léon, Mézières Etienne, Marcon Etienne, Lautier Jean.
  • 3ème classe dont le taux est fixé un an franc cinquante : Lassalvy Gabriel, Roques Noël, Gasc François, Liron Neveu, Boudet Jacques, Barrier Victor, Daumas Cadet, Foucou Félix, Liron Guilhaume, Faucilhon Rémy, Lamourou Pierre, Goubert Hyppolite, Fonzes Noël, Fonzes Pierre, ? Félix, ? Alexandre.
  • 4ème classe dont le taux est fixé à un franc : Balsan Cadet, Coustol Charles, Auzard Albin, Faucilhon Marc.
  • 5ème classe indigents : Louis Carquet, Dumas Adolphe, Dumas G?, Barral Jean, Gasc Amédée, Faucilhon ?, Fulcrand, Calvet.
1846

4 mai : délibération du Conseil Municipal fixant pour 1847 le traitement de l’instituteur à 200 F.  Délibération du Conseil Municipal décidant de présenter M. Gravier, actuellement instituteur communal à Saint-Saturnin, au comité d’arrondissement, après avis du comité local, afin qu’il soit nommé instituteur communal en remplacement de M. Maury, démissionnaire (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 80).

6 mai : délibération du Conseil Municipal fixant la liste des enfants susceptibles d’être accueillis à l’école (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 82).

  • 1ère classe dont le taux est fixé à trois francs : Fonzes Bélisaire, Liron Maurice, Liron Frédéric, Nougaret Jean, Faucilhon Patel, Faucilhon Frédéric, Revel Félix.
  • 2ème classe dont le taux est fixé à deux francs : Ripert Jean, Lacombe Philippe, Faucilhon Léon, Mézières Etienne, Marcon Etienne, Lautier Jean.
  • 3ème classe dont le taux est fixé un an franc cinquante : Lassalvy Gabriel, Roques Noël, Gasc François, Liron Neveu, Boudet Jacques, Barrier Victor, Barrier Pierre, Daumas Cadet, Foucou Félix, Liron Guilhaume, Faucilhon Rémy, Lamourou Pierre, Goubert Hyppolite, Fonzes Noël, Fonzes frère, ? Félix, ? Alexandre.
  • 4ème classe dont le taux est fixé à un franc : Balsan Cadet, Coustol Charles, Auzard Albin, Faucilhon Marc.
  • 5ème classe indigents : Louis Carquet, Dumas Adolphe, Dumas G?, Barral Jean, Gasc Amédée, Faucilhon ?, Fulcrand, Calvet.

18 novembre : délibération du Conseil Municipal décidant de présenter M. Brun Félix, ex-élève de l’école normale, actuellement instituteur communal à Saint-Saturnin, au comité d’arrondissement, après avis du comité local, afin qu’il soit nommé instituteur communal (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 85).

1847

3 mai : délibération du Conseil Municipal fixant pour 1847 le traitement de l’instituteur à 200 F (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 89).

1er novembre : délibération du Conseil Municipal refusant les aménagements de l’école et des logements des enseignants demandés par le sous-inspecteur et l’inspecteur des écoles primaires (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 93).

1848

7 mai : délibération du Conseil Municipal fixant pour 1848 le traitement de l’instituteur à 200 F (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 97). Les finances de la commune ne permettant pas de s’acquitter en totalité de cette dépense, il est demandé une subvention au Préfet.

10 : délibération du Conseil Municipal fixant la liste des enfants susceptibles d’être accueillis à l’école (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 118).

  • 1ère classe dont le taux est fixé à trois francs : Frédéric Faucilhon, Maurice Liron, Emile Liron, ? Félix, Pierre Lamouroux, Etienne Marcon, Cyprien Ripert, Alphonse Faucilhon.
  • 2ème classe dont le taux est fixé à deux francs : Jean Liron, Etienne Mézières, Noël Fonzes, Victor Barrier, ? Fonzes.
  • 3ème classe dont le taux est fixé un an franc cinquante : Honorais Roques, Félix Foucou, Alexandre Foucou, Marc Faucilhon, Etienne ?, ? Malafosse, Francis Pioche, Pierre Liron, ? Mirebague, Cadet Balsan, Julien Lacombe, Antonin Clavier, Jacques ?; Jules Cros.
  • 4ème classe dont le taux est fixé à un franc : Louis Carquet, André Gasc, Dieudonné Gasc.
  • 5ème classe indigents : Mathieu Durand, Fulcrand Nougaret.
1849

19 mars : délibération du Conseil Municipal décidant de présenter Melle Oulier Marie Victorine, ex-élève de l’Ecole Normale du département,  au comité d’arrondissement afin qu’elle soit nommée institutrice communale de Vendémian. La délibération précise que depuis sa sortie de l’Ecole Normale Melle Oulier a « dirigé avec succès l’école des filles de Tressan » (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 111).

7 mai : délibération du Conseil Municipal fixant pour 1849 le traitement de l’instituteur à 200 F (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 114).

1850

5 mars : loi Falloux. Le programme obligatoire comprend, l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, des rudiments du calcul, une éducation morale et religieuse et pour les filles, les travaux d’aiguille.

1851

29 janvier : délibération du Conseil Municipal nommant M. Philippe Vigné, actuellement instituteur communal à Popian, instituteur communal en remplacement de M. Brun, démissionnaire, et occupant désormais le poste d’instituteur communal de Pignan (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 85).

4 février : délibération du Conseil Municipal fixant la liste des enfants accueillis gratuitement à l’école d’après la liste établie par le curé et celle établie par le maire : Mathieu Durand, Faucilhon ? fils du garde, Jean Firmin du cordonnier et Fulcrand Nougaret.  (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 132).

10 février : délibération du Conseil Municipal fixant pour 1849 le traitement de l’instituteur à 200 F (AD de l’Hérault, délibérations communales 1838-1852 p. 134).

17 août : un règlement édicté sous la IIème République, fixe à un mètre cinquante la hauteur de la cloison devant séparer les garçons et les filles dans les classes communes. Ce même texte prévoit qu’on laisse s’écouler un quart d’heure entre la sortie des garçons et celle des filles, afin d’éviter qu’ils ne se rencontrent à la sortie de l’école.

Instituteur : Frédéric Cambon.

Institutrice : Mélanie ?.

1852

20 mars : circulaire ministérielle interdisant aux professeurs de porter la barbe « symbole d’anarchie ».

1853

6 février : délibération du Conseil Municipal accordant un complément de traitement de 53 F à l’instituteur (AD de l’Hérault, délibérations communales 1852-1875 p. 4).

1855

15 novembre : délibération du Conseil Municipal nommant Angélique Lauger, en religion Soeur  Saint-Urbain institutrice communale (AD de l’Hérault, délibérations communales 1852-1875 p. 27).

1856

534 habitants à Vendémian

3 février : délibération du Conseil Municipal rédigeant un cahier des charges pour la construction d’une école de filles et d’une salle d’asile (suite de la délibération du 10 mai 1854). Parmi les ressources affectées à la création de cette établissement, figure une somme de 400 F provenant d’une souscription volontaire de Melle Cellier, propriétaire à Vendémian, affectée, avec d’autres fonds dont elle a bien voulu faire l’avance, à l’acquisition de tous les matériaux et autres objets nécessaires à la construction et l’appropriation de l’école et de l’asile.(AD de l’Hérault, délibérations communales 1852-1875 p. 27).

Instituteur : Joseph Léotard

Institutrices : Angélique Laureton en religion Soeur St Urbain et Julie Gaulthérie en religion soeur St Ligari.

1861

Instituteur : Fulcrand Gravies

Institutrices : Marguerite Lauget en religion Soeur ? et Angélique Laureton en religion Soeur Saint-Urbain.

1866

Instituteur : Séraphin Cardonnel

Institutrices : Soeur Saint-Germain de Jésus et Sainte-Marie de Jésus (le recensement n’indique pas leur véritable patronyme).

1867

10 avril : loi Duruy sur l’enseignement primaire permettant aux communes d’établir la gratuité totale et obligeant les communes de plus de 500 habitants à entretenir une école de filles.

1872

Instituteur : Louis Paul Jules Rouby

1878

A Vendémian, création de l’école de filles le 12 juin 1878. Le terme « création » fait mention, je pense à la signature des documents officiels entérinant la décision d’ouvrir une école de filles, rien n’est dit sur la date de la véritable ouverture.

1879

9 août : la loi Paul Bert fait obligation à chaque départements de créer une école normale, c’est-à-dire une école pour former des instituteurs et institutrices.

1880

7 juin : par arrêté, le français est déclaré seule langue  » en usage dans l’école « .
Jules Ferry édicte un règlement pour la construction et l’ameublement des maisons d’école. « Le nombre maximum des places par classe sera de 50 dans les écoles à une classe et de 40 dans les écoles à plusieurs classes. La surface sera calculée de façon à assurer à chaque élève un minimum de 1,25 à 1,50 m. La capacité des salles de classe sera calculée de façon à assurer à chaque élève un minimum de 5 m3. La classe sera de forme rectangulaire, l’éclairage sera unilatéral, le jour venant nécessairement de la gauche des élèves. »

21 décembre : loi Camille Sée porte sur l’enseignement secondaire des jeunes-filles.

1881

16 juin : loi Ferry établissant la gratuité absolue de l’enseignement primaire dans les écoles publiques. 2 août : organisation de l’école maternelle (le nom de « salle d’asile » est abandonné). L’école maternelle n’est pas obligatoire mais elle devient gratuite et laïque.

1882

18 mars : décret d’Alexandre Laissac, maire de Montpellier, dans l’Hérault, pour la création du premier lycée de jeunes filles de France.

28 mars : promulgation de la loi Ferry sur l’école primaire laïque et obligatoire (de 6 à 13 ans) pour les enfants des deux sexes. Le certificat d’études est rendu obligatoire. Les curés perdent le droit de surveillance et d’inspection des écoles publiques. L’enseignement religieux disparaît des programmes.

2 novembre : circulaire ministérielle prescrivant la suppression des crucifix dans les bâtiments scolaires.

1886

30 octobre : loi Goblet sur la laïcisation des personnels des écoles publiques. La mixité est acceptée dans les écoles des communes de moins de 500 habitans en particulier en raison des contraintes liées au manque de locaux et d’instituteurs. En revanche, les communes de plus de 500 habitants sont dans l’obligation d’entretenir une école de filles. Néanmoins, le conseil général peut autoriser le remplacement d’une école de fille par une école mixte (cette possibilité sera utilisée, par exemple, lorsque les deux écoles, de garçons et de filles, sont dirigées par un couple d’instituteurs). Ce texte supprime la cloison séparative entre les filles et garçons.

Instituteur : Pierre-Sully Coudert

Ecole communale de filles : Melle Chambon

Ecole libre : Soeurs de la Sainte-Famille

1898

1er octobre, installation par le Conseil Municipal de Ernestine Simon, la nouvelle institutrice (AD de l’Hérault, délibérations communales) L’an mil huit cent quatre-vingt-dix-huit et le 1er octobre, devant nous, Maire de la commune de Vendémian, s’est présentée Melle Simon Ernestine Béatrix Thérèse Marie, ex-institutrice stagiaire à Soumartre, commune de Faugères (Hérault), déléguée en qualité d’institutrice stagiaire pour remplir les fonctions de directrice à l’école publique de Vendémian par décision de M. l’Inspecteur d’Académie du 2 septembre dernier, qui nous a prié de procéder à son installation. Nous avons pris connaissance de la décision qui la concerne et nous l’avons aussitôt déclarée installée en qualité d’institutrice stagiaire dans notre commune à partir de ce jour. Le récolement du mobilier porté à l’inventaire de l’école n’a donné lieu à aucune observation. En foi de quoi nous avons dressé le présent procès-verbal qu’elle a signé avec nous les jours, mois et ans que dessus.

1889

 19 juillet : loi de finances décidant que les instituteurs seront désormais payés par l’Etat.

1890

Instituteur : Pierre-Sully Coudert

Ecole communale de filles : Melle Chambon

Ecole libre : Soeurs de la Sainte-Famille

1893

Instituteur : Pierre-Sully Coudert

Ecole communale de filles : Melle Amadou

Ecole libre : Soeurs de la Sainte-Famille

1894

Instituteur : Pierre-Sully Coudert

Ecole communale de filles : Melle Amadou

Ecole libre : Soeurs de la Sainte-Famille

1895

Instituteur : Pierre-Sully Coudert

Ecole communale de filles : Melle Cros

Ecole libre : Soeurs de la Sainte-Famille

1902

1er janvier, installation par le Conseil municipal de Marguerite Levère, la nouvelle institutrice (AD de l’Hérault, délibérations communales)L’an mil neuf cent deux et le 1er janvier, devant nous, Maire de la commune de Vendémian, s’est présentée Melle Levère Marguerite Honorine, élève de l’Ecole normale, pourvue du brevet supérieur,  qui nous a prié de procéder à son installation en qualité d’institutrice stagiaire déléguée pour remplir les fonctions de directrice de l’école publique de filles de la commune de Vendémian, par décision de M. l’Inspecteur d’Académie de Montpellier en date du vingt-huit décembre dernier. Nous avons pris connaissance de la décision qui la concerne et nous l’avons aussitôt déclarée installée en qualité d’institutrice stagiaire à l’école de filles de notre commune à partir de ce jour. Le récolement du mobilier porté à l’inventaire de l’école n’a donné lieu à aucune observation. En foi de quoi nous avons dressé le présent procès-verbal qu’elle a signé avec nous, à Vendémian, les jours, mois et ans que dessus.

1903

18 mai, déclaration d’ouverture d’école privée (AD de l’Hérault, délibérations communales) : L’an mil neuf cent trois et le 18 mai devant nous Maire de la commune de Vendémian s’est présentée Mme Achille Mazet née Courréjou Victorine, laquelle nous a déclaré ouvrir aujourd’hui une école libre en vertu de la déclaration qu’elle en a faite le 19 avril 1903 et dont récépissé lui a été délivré par l’autorité compétente le 16 avril 1903. Ladite école est ouverte pour l’enseignement primaire élémentaire privé. En foi de quoi nous avons signé le présent procès-verbal d’ouverture d’école avec ladite dame Mazet à Vendémian les jours mois et an que dessus.

1er octobre, installation par le Conseil municipal de Victoria Claris, la nouvelle institutrice (AD de l’Hérault, délibérations communales) : L’an mil neuf cent trois et le premier octobre, devant nous, Maire de la commune de Vendémian, s’est présentée Melle Claris Victoria, ex-institutrice stagiaire à Causses et Veyran,  qui nous a prié de l’installer en qualité d’institutrice stagiaire de la commune de Vendémian en vertu de la décision de M. l’Inspecteur d’Académie en date du vingt-cinq août 1903. Nous avons pris connaissance de la décision qui la concerne et nous l’avons déclarée installée en ladite qualité dans la commune de Vendémian. Le récolement du mobilier scolaire porté à l’inventaire n’a donné lieu à aucune observation. Nous avons dressé le procès-verbal de cette installation que Melle Claris a signé avec nous, à Vendémian, les jours, mois et ans que dessus.

1904

7 juillet : loi interdisant l’enseignement à toute congrégation.

30 septembre, installation par le Conseil municipal de Léa Vernazobres, la nouvelle institutrice (AD de l’Hérault, délibérations communales) : L’an mil neuf cent quatre et le 30 septembre, devant nous, Maire de la commune de Vendémian, s’est présentée Mme Vernazobres née Pierre Léa, ex institutrice à Roquessels, qui nous a prié de procéder à son installation en qualité d’institutrice de la commune de Vendémian, en vertu de l’arrêt de M. le Préfet de l’Hérault en date du 29 août 1904. Après avoir pris connaissance de cet arrêté, nous avons déclaré Mme Vernazobres installée en qualité d’institutrice de la commune de Vendémian à partir de ce jour. Le récolement du mobilier porté à l’inventaire n’a donné lieu à aucune observation. Nous avons aussitôt dressé le présent procès-verbal que la comparante a signé avec nous, les jours mois et an que dessus.

1905

en mars 1905, projet de construction d’un groupe scolaire avec bibliothèque et mairie.

9 décembre : loi séparant les Eglises et l’Etat.

1911

Instituteur : Albert Sauvage

Ecole communale de filles : Françoise Dardé

Ecole libre : Elise Gros

1924

Le décret Léon Bérard unifie les programmes scolaires secondaires pour les filles et les garçons. Les filles ne sont plus obligées de se présenter au baccalauréat en candidates libres.

1936

L’obligation scolaire est portée de 13 à 14 ans par Jean Zay.

1959

L’obligation scolaire est portée à 16 ans.

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